/ PME20 juillet 20266 min de lecture

Vos clients vous l’ont déjà dit. Par écrit.

Avant de lancer une enquête de satisfaction, relisez ce que vos clients vous ont déjà envoyé. C’est écrit, c’est daté, c’est spontané, et ça dort dans quatre boîtes que personne n’ouvre en même temps.

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L’équipe Forgeron3Marseille & Paris

Quatre canaux, quatre silos

Un client mécontent ne remplit pas de formulaire de réclamation. Il laisse un avis en ligne un dimanche soir, il glisse une phrase à la fin d’un mail adressé à son commercial, il coche « autre » dans un formulaire de contact, ou il ouvre un ticket que le support ferme sans commentaire.

Quatre canaux, quatre destinataires, quatre outils. Le commercial a vu son mail. Le support a vu son ticket. Le marketing a vu l’avis. Personne n’a vu que c’était le même reproche, formulé quatre fois par quatre personnes différentes.

C’est le problème de fond : le signal n’est pas absent, il est simplement réparti. Et un signal réparti se lit comme du bruit, jusqu’au jour où un client part en le disant clairement, et où tout le monde se souvient l’avoir déjà entendu quelque part.

Le réflexe à éviterLancer une enquête pour découvrir ce que vous avez déjà reçu. Une enquête coûte du temps, agace ceux qui vous ont déjà écrit, et remonte des réponses plus polies donc moins utiles que celles que vous avez sous la main.

Pourquoi l’enquête arrive trop tard

Le questionnaire de satisfaction a deux défauts. Le premier est le calendrier : on l’envoie une ou deux fois par an, donc on apprend un problème plusieurs mois après qu’il a commencé. Le second est la formulation : on demande ce qu’on a pensé à demander, et on rate ce à quoi on n’avait pas pensé.

Les canaux entrants n’ont ni l’un ni l’autre de ces défauts. Ils sont continus, et ils sont libres. Le client écrit ce qui l’agace, avec ses mots, au moment où ça l’agace. C’est exactement la matière que vous cherchez, et elle est déjà chez vous.

L’enquête garde son utilité pour mesurer une évolution dans le temps. Elle est mauvaise pour découvrir un sujet. Ce n’est pas le même travail.

Lire les quatre ensemble

Relire tout ça à la main est possible, une fois. Le refaire chaque trimestre, non : c’est plusieurs jours de lecture, et le tri est subjectif. C’est ce travail-là qu’un assistant absorbe bien, à trois conditions.

  • Il regroupe par motif, pas par canal. Le sujet du délai de rappel doit remonter une fois, avec les retours de tous les canaux dessous, pas quatre fois dans quatre rapports.
  • Il cite, il ne résume pas. Chaque irritant remonte avec les phrases exactes des clients, leur date et leur source. Un résumé se conteste en réunion, un verbatim daté ne se conteste pas.
  • Il compte ce qu’il a lu, et rien de plus. Un motif n’est signalé comme récurrent que s’il apparaît dans plusieurs retours, et l’assistant vous dit lesquels. Aucun pourcentage sorti de nulle part, aucune extrapolation sur ce qu’il n’a pas vu.

La troisième condition est celle qu’on oublie. Un outil qui vous annonce « 32 % de vos clients sont insatisfaits du délai » sans pouvoir vous dire de quels retours il parle vous met en danger en comité, le jour où quelqu’un demande d’où sort le chiffre.

À voirC’est ce que fait notre assistant Voix du client : il lit les avis, les mails, les formulaires et les tickets ensemble, et ressort les irritants avec les mots employés.

Ce qu’on en fait en comité

Le livrable utile n’est pas un rapport de quarante pages. C’est trois lignes que vous pouvez poser sur la table.

  • Un irritant nommé avec les mots des clients, pas avec les vôtres.
  • Une citation datée qui le porte mieux que n’importe quelle reformulation.
  • Un périmètre annoncé : sur quels canaux la lecture a porté, et lesquels n’étaient pas branchés.

Ce dernier point compte autant que les deux autres. Si les tickets support ne sont pas connectés, l’assistant doit le dire, et le comité doit le savoir avant d’arbitrer. Une vue partielle présentée comme partielle reste exploitable. Une vue partielle présentée comme complète fait prendre de mauvaises décisions.

Et quand la décision est prise, la même lecture, relancée un trimestre plus tard, dit si le sujet est retombé. C’est le seul indicateur qui vaille : pas la satisfaction déclarée, mais la disparition de la plainte spontanée.

Faut-il nous connecter à tous les canaux d’un coup ?

Non, et c’est même déconseillé. On commence par les deux qui ont le plus de volume chez vous, en général les mails entrants et les avis en ligne. Les autres se branchent ensuite. L’assistant affiche toujours quels canaux il a lus, ce qui rend la montée en charge lisible.

L’assistant répond-il aux clients ?

Non. Il prépare une réponse quand vous la demandez, et elle reste en brouillon. Il ne publie rien, n’envoie rien, et ne parle jamais directement à vos clients. Répondre à un client mécontent est une décision, pas une tâche.

Que deviennent les données personnelles présentes dans les mails ?

Elles restent en France, cloisonnées, et ne servent à entraîner aucun modèle. Les verbatims remontés sont ceux du contenu, pas des identités. Sur ce sujet précis, demandez l’engagement écrit à tout prestataire que vous consultez, y compris nous.

Sur vos propres retours

Vingt minutes. Apportez un export de vos avis ou une poignée de mails clients, et on regarde ensemble ce qui en ressort, y compris quand rien n’en ressort.

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